A - Un prisonnier de guerre,

 

 

B - Un résistant, ( Franc Tireur et Partisan ) en Corrèze. 

 

 

C - Un soldat de la 1ère Armée.  ( Rhin et Danube )

 

D - Un résistant ( Franc Tireur et Partisan ) en Dordogne Nord. 

                                                

                                      

                                      

 

 

A - Un prisonnier de guerre,

Soldat André  LALLUQUE

 

 ° 21/02/1918

 19/07/2003

Marié    :  Oui

Corgnac sur l'Isle

Vannes

Enfants  :  Oui
 

 N° Matricule :  1462

 Classe 1938

 

5ème Régiment de Génie -5ème Compagnie -  Versailles

N° Sosa : 6

  Sa vie entière racontée par ces nombreux récits et discussions avec moi son petit fils.

 

Comme de nombreux prisonniers français ayant vécu cette douloureuse période, mon grand-père resta muet fort longtemps  sur ses cinq années passées en Allemagne. Avec persuasion, je réussis un jour de septembre 1987, à lui faire raconter cette période si délicate. Il s'en suivit un petit journal  rédigé entièrement de sa main. Celui-ci est transcrit ci-dessous sans modification de ma part. Après avoir écrit ce journal, sa "langue" se délia petit à petit et nous en parlions souvent lors de nos veillées dans sa Dordogne natale. 42 ans après, les souvenirs de cette période étaient toujours aussi douloureux, il arrivait qu'il en rêve la nuit et se réveillait en pleurant. Suite au décès récent de mon grand-père, je décidais de mettre en ligne son récit  afin de perpétuer la mémoire d'un prisonnier de guerre .....

1ère Période
 : Le service militaire. 

Je fus incorporé le 4 novembre 1938, service comptant du 15 octobre au 5ème Régiment de Génie ( Chemin de fer ) au camp de Satory à Versailles. Parti en subsistance au 7ème Génie d’Avignon ( dans la caserne de Hautpoul, à l’école de navigation sur bateaux métalliques de 7 m de long ), j’ai traversé le Rhône dans le courant nommé « Zalvec », descendu à 15 Km/h à la godille avec de multiples dérivations. Ensuite, une montagne de sonnettes métalliques actionnées par un bélier sous pression, lequel servant à enfoncer des pilotis dans le fleuve en vue de faire des ponts de bateaux, provisoirement afin d’évacuer les troupes en cas d’attaque ennemie. Après cette formation d’un mois, retour au camp de Satory pour faire la pose de voies rapides : montages de rails et démontages, en temps étudiés et limités. Puis, mes classes furent terminées. Je suis rentré aux cuisines : bon séjour, bonne chaire … mais pas pour longtemps … puisque la guerre commence à pointer son nez … Je suis consigné au camp, plus de permissions. Je suis finalement relevé des cuisines et remplacé par des réservistes. Ces derniers, vus les événements qui se préparaient, n’avaient guère le cœur à l’ouvrage : ils buvaient et la cuisine s’en ressentait. La troupe n’était pas contente. Donc, retour aux fourneaux, nous les jeunes, et renvoi des réservistes aux armées car la guerre était imminente en Espagne. Peu de temps après, Hitler envahit l'Autriche, la Tchécoslovaquie puis finalement la Pologne ; cette dernière étant notre alliée, la France et l'Angleterre déclarent la guerre à l’Allemagne.

 

 

( photo de groupe du 5ème Génie )

2ème période :  Entrée en guerre de la France

Nous avons reçu des consignes de l’état – Major pour évacuer notre camp de Satory dans un train emménagé : lits, cuisines ambulantes. Et en route dans le Nord où était notre futur cantonnement, c’est-à-dire à DOUAIS.

Tous les jours, nous nous rendions en Belgique à « MONS » où nous avions pour mission, de miner les ponts de chemins de fer; les faire sauter afin d’arrêter les trains d’armements Allemands se dirigeant sur la France, et aussi de retarder les troupes afin de retarder l’envahissement de notre territoire.

Malgré notre travail, l’ennemi possédait d’autres moyens de transports dont nous ignorions : par exemple, gros convois par route avec camions et remorques sophistiquées. Ainsi, les ponts de chemin de fer ne les dérangeaient pas trop. La Belgique fut envahie après la percée de la «ligne Maginot », ils avançaient avec puissance. Et de ce fait, ordre de repli de nos troupes afin d’échapper à leur poursuite vertigineuse. Notre travail n’a pas servi à grand chose, car ils avaient aussi des Tanks qui transportaient des tronçons de ponts et en quelques heures la circulation ferroviaire était rétablie. Le temps de reprendre notre train stationné à la gare de DOUAI (Nord) pour nous replier, les Allemands étaient déjà là. Ils ont bombardé la locomotive ainsi que le wagon de munitions qui se trouvait à l’arrière du convoi. Nous avons eu juste le temps de courir dans une forêt qui se trouvait à proximité, heureusement. Ensuite, ils ont lancé des bombes à retardement tout le long, de chaque côté du convoi afin de nous empêcher d’y récupérer le ravitaillement laissé. Quelques camarades, malgré les consignes, ont payé de leur vie en s’y aventurant. Dans cette forêt, ils nous ont gardés jusqu’à la nuit tombante par l'aviation qui pilonnait sans cesse le pourtour de ce bois. Puis, nous avons été encerclés par les troupes motorisées. Et de ce fait, elles nous ont cueilli comme des lapins. La forêt étant prise d’assaut au matin et n’ayant aucune munition pour nous défendre, nous nous sommes rendus. Il n’y avait pas d’autres solutions ou  mourir.

Plaque d'identité - Face 1

Plaque d'identité - Face 2

 3ème période : Prisonnier de guerre.

Le calvaire a donc commencé, enfermés dans une grange, tassés comme des sardines en baril. Et surtout, pas de rouspétance, car ils nous disaient « on en prend dix au hasard et on vous fusille ». La police, entre nous, était de rigueur afin de ne pas succomber à leur désir. Nous devions calmer les excités, nous étions pour l’instant prisonniers, et il fallait bien s’y résigner. Le lendemain, départ à pied pour Cambrai ( Nord ), citadelle où on nous a enfermés. Déjà, d’autres prisonniers nous y attendaient. Heureusement, pendant notre marche forcée, des gens charitables sur notre route nous approvisionnaient, en eau, quelques morceaux de pain, des pommes de terres cuites. Le plus, c’était pour boire car une journée « sans boire », ce n’est pas évident …

Pour y remédier, nous nous détachions de la route mais prudemment lorsque nous apercevions des tas de betteraves qui, par leur sucre, nous remontaient un peu. Parmi les sentinelles qui nous escortaient, notamment des jeunes, certaines parlaient bien le français et étaient assez coulantes pour nous laisser brouter nos betteraves.

Nous sommes restés trois jours dans cette caserne. Puis tout d’un coup, rassemblement et départ vers la gare : un long train à bestiaux nous y attendait. Les Allemands nous ont parqués à trente cinq par wagon, comme des moutons. Impossible de s’asseoir et encore moins de se coucher. Trois jours et trois nuits pour arriver en Allemagne, en Haute Silésie, près de la frontière polonaise et tchèque, au camp de Görlitz Stalag VIII A.

Cliquez sur la miniature
Plan du Stalag VIIIA
dessiné par l'abbé J Brossard

 


 
4ème période : Arrivée au  Stalag VIII A. Matricule 2641

Dès le premier jour, on nous a rasé la tête : nous ressemblions tous à un vrai troupeau de bêtes. Là, rassemblements sur rassemblements, nous étions pris toute la journée. Pour la nourriture : soupe de poisson séché, rutabaga (sorte de navets acides), 20 grammes de margarine, une boule de pain de seigle d’environ de 800 grammes pour 10 personnes et par jour. Café préparé avec des orties séchées ou de l’ersatz, sucre saccharine infecte et très peu souvent un peu de bière ( acheté avec la valeur d’un mark donné pour un jour de travail )

En haut à droite,
1ère raie
:  Première épaisseur de tranche de pain donnée au  P.G
En bas de gauche à droite,
1ère raie : Margarine
2ème raie : Pain civil donné aux P.G.
 

Carte d’identité de prisonnier, raies gravées pour la nourriture.

Puis, des corvées quotidiennes répétées : nettoyage des baraques, des lits superposés sur trois étages, enlèvement de la paille des palliasses infectées de poux et de punaises, corvées d’eau et balayage du camp.

Les puces et les poux qui nous dévoraient et nous exposaient à des maladies tel que le typhus, où des dizaines de prisonniers russes mouraient journellement. Nous, Français malgré tout, nous étions vaccinés contre ce fléau grâce aux conventions de Genève, auxquelles les russes ne participaient pas.

 5ème période : Première visite dans un Kommando.

Enfin, parti en Kommando en 1941, dans une grosse ferme de l’état occupée auparavant par des Juifs. Ces malheureux ont été par la suite déportés dans les camps de la mort avec leur famille. Ce Kommando était dirigé par un jeune « SS » fanatique, recruté en ce sens de ne pas nous ménager. Enfin, nous mangions quand même un peu à notre faim en comparaison avec le menu servi au camp de Görlitz … Et malgré de longues journées, c’était assez tenable.

Un peu plus tard, car il ne fallait pas trop se familiariser avec les civils, départ pour travailler dans un dépôt de locomotives : travail assez dur, déchargement de wagons de charbon toute la journée et ravitaillement des locomotives puis décrassage de celles-ci, maintenir le feu et la pression pour que les mécaniciens, après leur repos, puissent repartir. Eux aussi n’étaient pas gâtés car ils roulaient 16 heures de rang. Aussi, ils arrivaient au dépôt complètement « Ko ». Ils nous donnaient leur casse-croûte parfois, tellement ils avaient envie de se reposer pour dormir un peu : très bon souvenir de quelques-uns.  

Laisser passer d'un prisonnier de guerre français pour se rendre à son Kommando

 6ème période : Première tentative d’évasion.

Étant en bonne relation avec un mécanicien, je me suis évadé dans un foudre à vin destiné pour Béziers. Beaucoup de copains étaient ainsi partis où il se faisaient enfermer dans un wagon en destination de la France, ce qui ne prenait pas toujours. Cela fut le cas pour moi : le train, qui devait partir le soir même, après contre-ordre, se dirigea sur une voie de garage pour ne partir que le lendemain. Évidemment, étant manquant à l’appel du soir, les sentinelles se sont rendues au dépôt et ont fait le tour du train. Et bien sûr, ayant découvert ce wagon et sa destination, ils m’ont déniché sans ménagement. Donc, retour au Kommando. Et sournoisement me disant que je réussirai mieux la prochaine fois. Le lendemain, réveil à 4h30. Comme je m’y attendais et comme toute tentative d’évasion était impossible, retour au camp ou à la baraque « 40 » spécial, où tous les évadés repris y séjournaient pendant 40 jours avec de nouveau le régime réduit : pas le droit d’écrire et pas le droit de recevoir de colis. Puis, corvées sur corvées et pas les moindres …

A ma sortie, j’avais beaucoup maigri. On m’a renvoyé dans un hôpital où, avec chance, j’ai trouvé des camarades Belges qui avaient eux aussi subi le même traitement. Ils m’ont donné du pain d’épices au miel de leur pays. Ce qui m’a bien rétabli. La nourriture était un peu meilleure pour les déprimés. Il faut dire qu’aux cuisines, il y avait aussi des Français et des Belges. Enfin reconnu par les autorités sanitaire et militaire rétabli, départ de nouveau en Kommando après un mois.

 7ème période : Retour au Kommando.

 Un certificat de santé m’a été délivré par le major Allemand. Des médecins Français étaient eux aussi sous leur tutelle, ce qui m’a valu que ce certificat portait la mention «Leicht Arbeit » c’est-à-dire qu’il me fallait un travail léger. Je remercie ici les médecins Français de leur soutien humain et difficile parfois à se faire comprendre des allemands.

J’ai atterri dans une petite usine (miroiterie) où on fabriquait des glaces de poche, des miroirs destinés aux troupes Allemandes. Ils nous arrivaient aussi de changer le pare-brise de voitures accidentées dans les bombardements. Nous pouvions être rémunérés parfois. Nous recevions environ 1 mark pour une journée de travail.

Billet obtenu pour deux journées de travail

Le contremaître de cette miroiterie était très compréhensif et gentil, ce n’était pas un  « Nazi ». J’ai aussi de très bon souvenir de quelques civils. Mais le bon temps n’a pas duré. L’armée rouge avançait à grand pas  après la retraite des troupes Allemandes de « Stalingrad », grande défaite des soldats Allemands. Les bombardements des autorités russes sur la ville Gorlitz où nous étions et encerclement. Les civils fuyaient de partout ainsi que les soldats. Nous étions libres mais pas à l’abri de l’aviation qui pilonnait sans cesse. Nous sommes partis, errant dans les fermes, afin de nous approvisionner. Les Russes, pas trop bien organisés, en faisaient autant. Et parfois, il fallait s’accrocher car ils ne s’occupaient pas de nous pour le ravitaillement : c’était « sauve-qui-peut ».

 8ème période : Enfin le retour vers la terre promise.

Puis, la longue marche de 300 Km à pied ou à vélo lorsque nous pouvions en récupérer un. Mais il fallait se grouper car les soldats Russes nous les piquaient. En étant à plusieurs, ils n’osaient quand même pas nous attaquer.

Pour la nourriture, rien d’organiser de leur côté. Il fallait se débrouiller chez les civils Allemands en troquant avec quelques cigarettes.

Après ce long périple, nous avons été tous rassemblés dans un hôpital : douche, distribution de vivres. Nous devions repartir en direction de la Russie mais, contre-ordre sur contre-ordre, les voies de chemin de Fer ne concordaient pas avec les leurs. Cela nous a valu heureusement un bon sursis. Les Américains avaient, dans leur zone, des prisonniers et des civils Russes. Ils ont donc passé un accord avec les autorités Américaines et sûrement Françaises, alors que les Russes séjournaient en zone Américaine. Ils seraient rapatriés dans leur zone par convois militaires US et qui au retour ils prendraient en charge les prisonniers Français. Ce qui fut ainsi fait !

Heureusement pour nous car nous étions destinés, je ne sais comment, à atterrir en URSS.

Chez les Américains, contrairement aux Russes, les civils Allemands affluaient, c’est-à-dire ceux qui avaient échappé à la déportation Russe. Et la vie revenait normale, ce qui n’était pas le cas chez les Russes où tout était le néant…

Parti le 27/05/1945, à 7 heures du matin, à TORGAN, à 3 Km environ du centre de rassemblement et d’embarquement en direction de la zone Américaine par camion militaire. Arrivé chez nos alliés, accueil excellent, organisation du camp, nous avons eu chacun un bon colis : cigares, cigarettes et toutes gâteries. Nous nous sentions pour la première fois bien libres.

Quelques photos de prisonniers de guerres, compagnons de fortune de mon grand-père André LALLUQUE
( Cliquez sur les photos pour les agrandir )

? - ? - ? - ? - ? - André Lalluque- ? - ?
? - Gaston PY - ? - ? - ?

Mai 1941
Prisonniers à Welsrkirch

Août 1941
WelsrKirch ( Haute Silésie )
Kommando 934 a

Septembre 1941
Kommando 934 a
Stalag VIII A

Mai 1942
Weisswasser
Groupe de la Reichbahn
Kommando 947

Hiver 1943
 Camp de Weisswasser

Fin du récit de captivité de mon Grand-père.

¨ Quelques anecdotes racontées par mon grand-père lors de nos nombreuses discussions nocturnes :
1ère histoire :
Cela se déroula vers les années 1944-45. Durant cette époque, il existait un certain nombre de Français qui avaient été enrôlés dans les S.T.O ( Services du Travail Obligatoire ) pour remplacer dans les usines les hommes allemands partis faire la guerre sur le front Russe et Français. Certains étaient partis volontairement pour l'Allemagne et portaient l'uniforme avec l'insigne Pétain ... Mais vers la fin de la guerre, ils étaient rationnés comme les allemands, une à deux cigarettes par jour alors qu'à ce moment-là, nous les prisonniers de guerre ( P.G ), nous recevions des colis de la Croix-Rouge. Nous avions le droit à des cigarettes à volonté ... Ces "collaborateurs" jouissaient d'une liberté totale de leurs mouvements. Ils pouvaient circuler tranquillement en Allemagne alors que nous, nous étions surveillés et limités dans nos mouvements. Nous ne pouvions pas sortir d'un périmètre restreint autour du Kommando.
Un jour me vient une idée : je devais rejoindre ma petite copine allemande sans me faire prendre par les "Boches". Si jamais ils m'arrêtaient, ils me fusilleraient car nous n'avions pas le droit de sortir avec des allemandes. C'était interdit par le régime nazis... Nous ne devions pas mélanger les races ..... Je suis donc allé voir un jeune "Collabo" français et je lui mis un paris en main :" Tu me prêtes ton uniforme pétainiste, et je te donne deux paquets de cigarettes. Qu'en penses-tu ?" L'autre répondit : "Ok! Pas de problèmes ...." Et me voilà parti habillé en "Collabo" vers ma dulcinée dans les rues de Gorlitz, en dehors du périmètre qui m'était autorisé. Au retour, je rencontrai une patrouille allemande mais malgré mon déguisement, j'eus très peur .... Pour faire encore plus réel, je m'arrêtai et criai : "Heil Hitler". Les allemands déconcentrés me firent de même. Ce qui ne les empêcha pas de me demander où je travaillais. Je leur dis et ils passèrent leur chemin. De peur qu'ils ne se rendent compte de la supercherie, je m'enfuis à toutes jambes à travers bois. On ne m'y reprendra plus ... Juré.


2ème histoire :

- Mini film - Passez la souris sur l'image
Chansons Allemandes, apprises pendant la captivité.

- Mini film - Passez la souris sur l'image
Interview de mon grand-père - 1987



- Selon le bureau du secrétariat d'état aux anciens combattants, il y aurait eu 1 850 000 prisonniers en 1940.
225 000 se seraient échappés la première semaine. Donc 1 580 000 auraient connus la captivité en Allemagne.


n Les anciens compagnons de fortune de mon grand-père identifiés grâce à Internet :


Gaston
PY,
Stalag VIII A -
Matricule
: 561
Kommando947 ( Weisswasser )
Photo
: Mai 1942
Né le : 1911
Décédé  : 1979
Profession dans le civil : Instituteur.
( En poste à Vallerois-le-Blois en Haute Saône )




Service Militaire au 4ème R.A.D à Colmar du 15/10/32 au 5/10/1933
2ème Classe mobilisé le 02/09/1939,
Affecté à la 13ème Batterie du 228ème RALD comme observateur d'artillerie.

Capturé le 08 06 1940 à Maisoncelle ( Oise ) alors que son unité a épuisé
ses munitions et n'a pas été ravitaillée.

Arrivé en Allemagne le 15 10 1940
STALAG VIII A - Matricule 561

Rapatrié le 26 05 1945 par les Américains depuis le camp de Bamberg.

Démobilisé le 06 06 1945

Identifié par son fils, Gaston PY, le 28/12/2005
               
et sa fille : Claude Le Brun
 gaston.py@wanadoo.fr


Anecdotes racontées par son fils et sa fille :
- Gaston a laissé pousser son bouc pour "embêter" les Allemands.
( C'était une tradition dans l'artillerie de se laisser pousser la barbe )
n Il n'a guère été disert sur cette période, sauf pour nous décrire :
- son horreur du sort réservé aux prisonnières ukrainiennes qui travaillaient avec lui dans le kommando de la Reichsbahnn, mourantes de faim et maltraitées.
- le kommando qui avait aussi déblayé la gare de Dresde après son bombardement et pendant l'hiver 45, il avait déchargé un convoi d'environ 700 enfants allemands en provenance de Prusse orientale, tous morts de froid.
- il s'est enfui du camp déserté par ses gardes et à rejoint les troupes US en évitant l'avance des soviétiques.
- son départ de GÖRLITZ et son odyssée de 300 kms à pied à travers les Totesgebirge et son passage dans une Tchécoslovaquie affamée avec des SS qui tuaient les" trainards" qu'ils trouvaient. C'est à ce moment qu'il avait eu le sentiment que la mort était la plus proche dans les décombres de l'Europe nazie.

- Son camarade de Chatenay-le-Royal ( qui est aussi sur la photo )  n'avait pas pu s'enfuir devant les russes et à ce titre il avait été emmené dans ce pays puis il était revenu par le port d'Odessa après de longues incertitudes sur son sort (pas avant octobre 45).
 

   


René
BERRIER
Stalag VIII A -
Matricule
: 33 638
Kommando : 228
       :  1914
Décédé :  2003
 
Vous voulez connaître son histoire ?
Allez visiter le site très intéressant de son fils : Cliquez
     
Jules DELONNELLE
Stalag VIII A -
Matricule
: 36 323
Kommando :  ferme agricole
       :  1915 Beugny (62124)
Décédé :   ?
Profession dans le civil :
          - avant : Ouvrier agricole,
          - après : Mineur de fond
 

- Rappelé à l'activité le 01/09/1939
  Affecté au 11ème G.R.D.I  1er Escadron
    ( Groupement de reconnaissance division d'infanterie )
- Fonction : éclaireur

- Fait prisonnier à Châtillon (21400) le 17 juin 1940

- Libéré par les Alliés le 04/05/1945.
- Rentré en France par Strasbourg le 06/05/1945

     

Jean DEGAUDINNE
Stalag VIII A -
Matricule
: 17 359
Kommando :  
       :  1920 ( Belgique )
Décédé :   /
Profession dans le civil :
          - avant : Chimiste,
          - après : Chimiste
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Jean ROUSSE
Stalag VIIIA -
Matricule :
: 1913
Décédé : Juin 2001

Si vous avez des renseignements sur Jean ROUSSE, vous pouvez contacter son fils : Patrice ROUSSE
Il a fait parti de l'orchestre du camp en tant que guitariste
Il a aussi cassé des cailloux en baraque disciplinaire (comme les Daltons !)
Il me disait aussi avoir travaillé à une tâche dans je ne me souviens pas le but ; il s'agissait de faire passer une matière (?) sous pression à travers une pièce en métal percées de trous minuscules. Il n'avait qu'à tourner une manette, un volant plus exactement, en vérifiant le débit. C'était pourtant une tâche éprouvante, me disait-il, justement à cause de l'inaction relative, mais il était bien nourri pour cela, ainsi qu'à cause du froid !
Le mode opératoire de l'évasion était de rester caché dans le camp assez longtemps après le constat d'évasion, et une fois que les risques étaient beaucoup moins importants, le groupe d'évadés était dirigé vers les wagons d'un train dont les portes étaient plombées. Les allemands n'ont pas fouillés les wagons, ils n'ont jamais soupçonnés que les plombs aient pu être descellés puis scellés à nouveaux !

«Un prisonnier nous adresse cette photo d'un groupe de ses camardes. Beaucoup de familles y reconnaîtront leurs chers absents"

De gauche à droite et en suivant chaque rang :
Jean ROUSSE, Georges CHATELIER, Robert ROUCHON, André RATEAU, Sébastien PÉRALÈS, Pierre ALKERMAU,
François PALANCHÉ, Yves GUÉVEL, Léo NIVET, André VIRGINE,

- 2e rang :
Maurice DUBERNET, René LAFARIE, Jean DICHARY, Pierre MÉDEVILLE, Charles TOUGAN, président de l'amicale Pierre BRUCHET, Jean GORCE, Jean DAGUÈRE, Abel BERTIN, Jean DUPRAT
- Debout :
FOUILLADE, Jean CHEYMOL,  Jean TAJAN, Robert CASTANT, DELMAS, René CARCAILLON, Eugène BEYNEIX,  Charles JOILY,
Pierre BROUILLANNET, Armand POITOU, Georges SUTI, Charles-Jacques LEGENDRE, René LAGOURDETTE, Jean
CAPES.

Jean Rousse en haut à gauche.    

Si jamais vous reconnaissez quelqu'un faîtes-nous signe ....

Patrice ROUSSE

     

Émile  GUCHE
Stalag VIIIA -
Matricule : 12 772
Kommando : 3260
: /
Décédé : oui

Régiment : 110ème R.I.



Émile Guche, lettre C, trompettiste


Si vous vous voulez contacter  son petit fils :

"Mon grand-père était dans le 110ieme régiment d’infanterie de Dunkerque, trompette dans le peloton de musique. Je n’ai pas de renseignement ni d’anecdote sur son parcours, je sais juste que toute son unité s’est faite encerclée dans un bois par les allemands et qu’il a été détenu dans le Stalag VIIIA jusqu’en 1945…. Il était dans le groupe de jazz de ce camp."

 

 

 

 
     

Marceau  CACHARD
Stalag VIIIA -
Matricule : 31823
Kommando : /
: 25/06/1914 Les Mazures
 (Ardennes 08)
Décédé : Mars 1978

Régiment :  291° RI,
9ème Compagnie, 3ème Section
Tireur FM

Blessé le 16 juin 1940

Capturé le 18 juin 1940 à Francaltroff ( 57670 ).

25 juillet au 15 octobre1940 => stalag VIII A

Rapatrié sanitaire suite à sa blessure ( Eclat d'obus )

 

Si vous voulez davantage de renseignements contacter son petit fils : les-ardennes@tele2.fr 
 

       

Joseph  HAGET
Stalag VIIIA -
Matricule :
Kommando :
: /
Décédé :

Régiment : .
   

 

Lucien  CALAY
Stalag VIIIA -
Matricule :
Kommando :
:1913
Décédé : 1981

Régiment : .
Vous voulez connaître son histoire ?
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B - Un résistant,

Soldat Maurice  BONNIN

 

 ° 21/04/1926

 + 25/05/1992

Marié    :  Oui

Auzance (23)

Melrand (56)

Enfants  :  Oui
 

 N° Matricule :  ..................

 Classe 

 

N° Sosa : 

Résistant ( Groupe F.T.P ) en Corrèze sous les ordres du Cdt Lanot.
Blessé par l'éclat d'une  grenade à la main droite. ( en Juillet 1944 )

 

 

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C - Un soldat de la 1ère Armée.

 

Sergent Chef André  PICQUET

 ° 28/12/1916

+ 21/02/1985

Marié    :  Oui

Saint-Denis

Vannes

Enfants  :  Oui

 N° Matricule :  36 753 0 3807

 Classe 1936

 204ème Régiment d'Aviation - Bataillon de l'air N°201

N° Sosa : 6

Information Livret Militaire :


Sur les routes de France - 1944

Appelé à l'activité, affecté au 204ème Régiment d'Aviation 
embarqué le ......................................... 02/11/1937 
Débarqué à Tunis ................................ 03/11/1937 
Arrive au Corps le .............................. 03/11/1937 
Services Comptant du ........................ 01/10/1937 
Nommé 1ère Classe le .................... 16/03/1938
Nommé Caporal le .......................... 01/03/1939 
Passé au Bataillon de l'air 201 le .. 02/09/1939 
Nommé Sergent le .......................... 01/03/1940 
Démobilisé, rayé des contrôles de l'armée 21/09/1940
Rappelé à l'activité, service comptant du . 05/02/1944
Affectés à l'État major du 2ème Bureau
Embarqué le ..................................... 10/11/1944
Débarqué à Marseille le ................... 16/11/1944
Démobilisé le ............................... 08/10/1945
Campagne d'Algérie
Rappelé à l'activité le ............................... 08/07/1956
Embarqué à Marseille le ......................... 16/07/1956
Débarqué à Oran le ................................. 17/07/1956
Embarqué à Oran le ................................ 21/11/1956
Démobilisé et rayé des contrôles le ..... 23/11/1956

Plaque d'identité d'André Picquet

 

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D - Un résistant ( Franc Tireur et Partisan ) en Dordogne Nord.

Croix du Combattant Volontaire de la Résistance - Avers

Soldat 2ème classe , Léon  DUTEIL

 

 ° 06/06/1924

 

Marié    :  Oui

Saint-Germain-des-Près

Enfants  :  Non

 N° Matricule : /

 Classe 1944

 

N° Sosa :  /

Entrée en dissidence le 20/01/1944.

Du 20/01/1944 au ../08/1944
1er Régiment FTPF de Dordogne-Nord sous les ordres du Cdt  "Pinocho"
( Maquis Sarlande, détachement "Guy Moquet" )

Du ../08/1944 au ../11/1945
108ème Régiment d'Infanterie.
Voltigeur.
 

 

 

 

 

 

 

 

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